Les Orionides culminent dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026. Le calendrier de l’International Meteor Organization place le maximum le 21 octobre, mais le calcul du passage de la Terre au cœur du courant donne le 22 octobre à 4 h 16, heure française. Pour le public français, le créneau utile se situe entre 3 h 45 et 6 h 30 du matin, quand la Lune a disparu sous l’horizon.

Le Soleil se lève à 8 h 21, mais l’aube astronomique reprend ses droits dès 6 h 36.

À retenir
  • Le maximum des Orionides a lieu dans la nuit du 21 au 22 octobre 2026, vers 4 h 16 heure française.
  • La Lune se couche à 3 h 45 à Paris, ce qui laisse une fenêtre d’observation sombre jusqu’à 6 h 30.
  • Sous ciel sombre avec la Lune, on compte environ 5 à 10 météores par heure, l’œil nu suffisant.

Une poussière de comète lancée à 66 km/s

Les Orionides sont l’essaim issu de la comète de Halley. Chaque octobre, la Terre traverse le courant de poussière laissé par ses passages successifs autour du Soleil. Halley ne repassera qu’en 2061, et l’essaim est actif du 2 octobre au 7 novembre. Le radiant se trouve dans la constellation d’Orion, d’où le nom de la pluie.

Les grains arrivent à 66 kilomètres par seconde, les plus vifs de l’automne. À cette allure, un grain parcourrait la distance Paris-Marseille à vol d’oiseau en une dizaine de secondes. Les météores sont très rapides, avec parfois des traînées persistantes.

La Lune, vrai arbitre de la nuit

Les conditions sont moins favorables qu’en 2025. La pleine Lune tombe le 26 octobre à 04:12 UTC, si bien que, pendant le pic, la Lune est gibbeuse croissante, éclairée à environ 76 % (certaines sources parlent de 80 %). À Paris, d’après l’IMCCE, la Lune se couche à 02:29 le 21 octobre, puis à 03:41 le 22, en heure légale. Dans la nuit du pic, elle se couche à 3 h 20 à Strasbourg, 3 h 36 à Lyon et 4 h 12 à Brest.

Ce décalage pèse lourd sur le décompte. Sous un ciel sombre, on peut attendre environ 5 à 10 météores par heure avec cette Lune, contre 10 à 20 une année normale sans Lune. Le chiffre de 20 que l’on lit partout est un taux zénithal : un maximum théorique, radiant au zénith et ciel noir, que la Lune et l’éclairage urbain font toujours baisser. Les météores faibles disparaissent, les brillants restent.

La Lune se couche à 3 h 43 à Paris et le maximum tombe à 4 h 16.

Ce télescopage joue plutôt en faveur des lève-tôt. Le pic ne se produit pas en pleine lumière lunaire, mais dans la fenêtre qui s’ouvre juste après son coucher. Cette fenêtre court de 3 h 45 à 6 h 30, soit moins de trois heures de ciel réellement noir. Pour un observateur à Brest, elle démarre une trentaine de minutes plus tard qu’à Paris, une nuance que l’on oublie souvent en consultant une éphéméride nationale.

Où se placer, et vers où regarder

Le radiant gagne de la hauteur au fil de la nuit. Il se lève vers 22 h 30, atteint 10° à minuit, 30° à 2 h et 47° à 4 h. Plus il est haut, plus les météores sont nombreux à croiser le ciel, ce qui explique l’intérêt de la fin de nuit. Dans les premières heures, il faut surtout regarder vers le sud-est, après 3 heures.

Inutile de fixer Orion. Les météores tracent leurs lignes dans tout le ciel, et les plus longs apparaissent à distance du radiant : mieux vaut embrasser un large champ, quitte à chercher un peu au-dessus de la constellation. Une fois la Lune couchée, tournez le dos à sa direction pour préserver l’adaptation de vos yeux. L’horizon dégagé compte plus que la hauteur du poste d’observation.

Les nuages restent le premier ennemi. Consultez les prévisions de Météo-France la veille, puis cherchez le ciel le plus sombre à portée de voiture : un parc naturel régional, une côte peu urbanisée, un plateau de moyenne montagne. À moins de 15 kilomètres d’une grande agglomération, le halo lumineux peut effacer la moitié des étoiles visibles.

Équipement, nuits de rattrapage et calendrier

Ni télescope ni jumelles : l’œil nu suffit, et il voit même mieux sans instrument pour un phénomène qui s’étend sur tout le ciel. Prévoyez un transat ou un tapis de sol, une couverture et une boisson chaude, car fin octobre les nuits dégagées descendent souvent près de zéro en rase campagne. L’œil met environ 20 à 30 minutes à s’habituer à l’obscurité, et un seul coup d’œil à l’écran du téléphone remet le compteur à zéro. Un mode rouge sur la lampe frontale évite ce piège.

La météo n’a pas dit son dernier mot si la nuit du 21 au 22 est couverte. Les Orionides ont un pic large, avec un plateau. Plusieurs nuits autour du maximum peuvent offrir une bonne activité. La Lune se couche plus tôt le 20 au 21, mais plus tard le 22 au 23, où la fenêtre sombre se réduit d’environ 70 minutes par rapport à la nuit précédente.

Aucun changement d’heure ne vient perturber ces nuits. Le passage à l’heure d’hiver n’a lieu que le dimanche 25 octobre, et tous les horaires de cet article sont donnés en heure légale d’été.

Le calendrier des Orionides s’étire jusqu’au 7 novembre, mais la pleine Lune du 26 octobre à 04:12 UTC éclipsera presque tout le reste de la période. Les amateurs qui veulent profiter de l’essaim sans réveil à 3 h 30 auront un meilleur résultat dans les semaines qui précèdent le 21, quand la Lune est plus fine, à condition d’accepter un rythme plus faible, de quelques météores par heure.