
Si le LHC avale 120 tonnes d’hélium liquide sous la frontière suisse, ce n’est pas pour gagner quelques degrés : c’est pour descendre plus bas que l’espace
1,9 kelvin. C’est la température à laquelle le CERN maintient les aimants de son accélérateur de particules, tapi à une centaine de mètres sous la frontière franco-suisse. Ce chiffre, en apparence anodin, cache une réalité assez vertigineuse : cette machine construite par des humains est plus froide que le vide spatial lui-même. Pas approximativement plus…











